Combien de fautes a-t-on le droit au code de la route ?
La réponse tient en une phrase : cinq. Il faut 35 bonnes réponses sur 40 pour être reçu. Mais ce chiffre cache une réalité que peu de candidats mesurent avant le jour J, et qui explique la plupart des échecs.
Le barème officiel, sans détour
L'épreuve théorique générale comporte 40 questions. Il faut en réussir 35 pour obtenir le code. Vous avez donc droit à 5 erreurs, pas une de plus. À 34 bonnes réponses, c'est un échec, et il faut repasser l'épreuve entière.
Chaque question vaut un point, sans pondération : une question de signalisation compte autant qu'une question de premiers secours. Une question sans réponse est comptée fausse, exactement comme une mauvaise réponse. Il n'existe aucun point négatif, et rien ne vous dissuade donc de répondre au jugé quand vous hésitez.
Le piège des questions à réponses multiples
C'est là que le compte se complique. Certaines questions attendent deux réponses, parfois trois. Et sur ces questions, la règle est brutale : il faut cocher toutes les bonnes réponses, et seulement elles. Une bonne réponse oubliée, ou une mauvaise réponse ajoutée à deux bonnes, et la question entière est comptée fausse.
Beaucoup de candidats se croient à 37 ou 38 et découvrent un 33 sur leur relevé. L'écart vient presque toujours de là : des questions multiples à moitié justes, donc entièrement fausses.
Sur une question à réponses multiples, relisez chaque proposition comme une question à part entière : « celle-ci, vraie ou fausse ? ». Quatre décisions séparées valent mieux qu'une impression d'ensemble.
20 secondes par question, et pourquoi c'est le vrai adversaire
Après l'énoncé, vous disposez d'environ 20 secondes pour répondre. C'est court, et c'est délibéré : l'examen ne vérifie pas si vous savez retrouver une règle, il vérifie si vous la connaissez assez pour l'appliquer à l'allure de la conduite réelle.
Une règle que vous devez reconstruire mentalement vous coûtera dix secondes, et vous les paierez sur la question suivante, que vous aborderez déjà en retard et sous tension. La plupart des échecs à 33 ou 34 ne viennent pas d'un manque de connaissances, mais d'un enchaînement raté au milieu de la série.
Le seuil à viser à l'entraînement : 37, pas 35
Viser 35 à l'entraînement, c'est se présenter avec zéro marge. Le jour de l'examen, s'ajoutent le stress, une tablette qui n'est pas la vôtre, un casque audio, et des questions formulées autrement que celles que vous connaissez par cœur. Comptez deux points de perte, c'est la moyenne que j'observe.
Le bon signal de départ, c'est trois séries consécutives à 37 ou plus, sur des séries que vous n'avez jamais vues. Trois, parce qu'un score isolé peut être un coup de chance.
- ›35/40 : le minimum légal, mais aucune marge le jour J.
- ›37/40 sur trois séries d'affilée : vous êtes prêt.
- ›En dessous de 30 : ce n'est pas un problème de révision générale, c'est un ou deux thèmes qui plombent tout. Identifiez-les avant de continuer.
Et si vous échouez ?
Rien de grave, et surtout rien de définitif. Vous pouvez vous réinscrire à l'épreuve, dans la limite des places disponibles chez l'opérateur agréé de votre choix. Aucun délai d'attente légal ne vous est imposé entre deux tentatives.
Le vrai gâchis serait de repasser l'examen sans rien changer à votre façon de réviser. Votre relevé de résultats indique les thèmes où vous avez échoué : c'est le document le plus utile que vous ayez, et c'est celui que la plupart des candidats ne regardent jamais.